Notes biographiques
De 1986 à 1989, elle a étudié à la maîtrise et travaillé sous la direction du professeur Bernard Dupriez, Ph. D. Durant ces années passionnantes, elle a collaboré à la création de Genres littéraires et figures de style, la clé des procédés littéraires, en recherchant et créant près de 3 500 exemples de figures de style, tous basés sur les Exercices de style de Raymond Queneau. Paradoxalement, elle fut si absorbée par ses recherches qu’elle mit de côté la rédaction de son mémoire de maîtrise. En 1989, elle est devenue consultante en communication au sein d'un cabinet de relations publiques de Montréal. Au cours des quatre années qui suivirent, Martine a mis son talent au service de nombreux clients d'envergure dont Michelin, Alcan et Kraft. L'été 1993 marqua le grand départ pour l'Ouest. S’est-elle expatriée en pays anglophone par goût de l'aventure ou par pure inconscience ? Elle se pose encore la question. Quoi qu’il en soit, elle accepta un poste de conseillère en communication au siège social de Financement agricole Canada, situé à Regina. Elle a par la suite occupé d'autres postes au sein de cette même organisation dont ceux d'agente des Langues officielles et de la Traduction, de conseillère en Ressources humaines et de directrice de la Diversité. En 2001, autre changement de cap. Martine prend un congé sans solde d’un an pour écrire Dans le pli des collines, son premier roman. Le paysage envoûtant de la vallée Qu'Appelle et le riche passé de la Saskatchewan, cette province méconnue, lui en ont insufflé l'inspiration. Deux éléments ont agi comme déclencheurs dans ce changement de cap. D'abord, l'isolement. « Si j'étais restée au Québec, je suis persuadée que je n'aurais jamais écrit. L'isolement linguistique et culturel m'a mise dans une position d'observatrice. C'est grâce à cette distance que j'ai pu trouver l'espace intérieur nécessaire à l'écriture. » Ensuite, le décès de son père. « Il a fait face à une maladie terminale avec une paix désarmante. Il m’a confié que c'était l'absence de regrets qui lui permettait cette paix. Ce soir-là, je me suis posé la question. Si je devais partir demain, est-ce que j’aurais des regrets? La réponse a été immédiate. J'aurais un regret. Un seul. Celui de ne pas avoir écrit au moins un roman, ce dont j’ai toujours rêvé. » Le 19 mars 2004, le rêve était atteint, Dans le pli des collines était lancé. Publié aux Éditions de la nouvelle plume, ce premier roman marqua le début d’une nouvelle carrière. Martine a depuis publié un conte, Amélia et les papillons (Hurtubise HMH, 2006), lauréat du Prix du livre français du Saskatchewan Book Awards 2006, et deux romans jeunesse écrits en collaboration avec des écoliers de Moose Jaw, Drôle de zèbre et La malchance d'Austin. Outre l’écriture, elle est toujours active dans le domaine des communications, donne des conférences sur l’écriture et la créativité, en plus de consacrer une partie de son temps à l’enseignement du français langue seconde à l’Institut français de l’Université de Regina. |